Cairns 15 février

Après la Tasmanie et sa météo tempérée, nous nous envolons pour Cairns (75 000 habitants), ville du nord du Quensland, bien au nord du tropique du Capricorne. Nous trouvons ici un climat tropical, hot et wet. Finalement nous n’avons pas opté pour un camping-car, effrayés par les commentaires des australiens qui nous regardaient avec de grands yeux en nous disant : « it’s very hot »… Comme pour faire contre pied à notre nomadisme tasmanien, nous choisissons un appartement et décidons de rester une semaine. Nous sommes au nord de Cairns au bord de la plage et entourés de palmiers et de cocotiers, cela ressemble aux vacances. Pas de voiture pour Ari qui doit la jouer profil bas, c’est une sorte de désintoxication…

Grand plaisir, nous défaisons nos sacs à dos et faisons une grande lessive de nos vêtements qui doivent avoir au moins 1 trou chacun. Il faut aussi trouver de nouvelles claquettes pour Philomène et Philou qui tous les deux ont une démarche de boiteux depuis quelques jours… Au programme de cette halte tropicale, farniente, travail scolaire et sortie sur la barrière de corail. Partout vous avez une multitude de tours opérators qui vous proposent leur service pour la « modique » somme de quelques centaines de dollars… Notre première escapade se fera pour une île au sud de Cairns, Frankland island. Enveloppés de nos combinaisons anti-méduse et de notre masque et tuba nous partons explorer les fonds marins. Derrière ce paradis de plages de sable blanc, vous devez vous baigner uniquement dans des zones entourées de filet de protection et sous surveillance d’un maître nageur si vous ne voulez pas être « piqué » par une méduse ou croquer par un crocodile… Il est là le vice caché de ces paysages de carte postale !!! Mais bon revenons à nos fonds sous marin où nous découvrons une quirielle de poissons multicolores, de tortues et de coraux en forme d’arbre ou de chou fleur. On pense à la Nouvelle Calédonie et à Major !!! La température de l’eau (30° sur la plage devant notre appartement) nous permet des baignades prolongées et seule la visibilité est entachée par une quantité de particules en suspension importante, reste du cyclone très certainement. Notre première sortie débutant par la remontée d’une rivière, nous espérions voir des crocodiles, mais malheureusement ils n’ont pas voulu se montrer. Pour notre seconde virée c’est sur un catamaran entouré de jeunes américains venus faire un semestre à l’université de Sydney que nous partons pour le récif. L’équipage est vraiment super et le bateau très bien équipé. Philo n’ayant pas réussi à mettre sa tête sous l’eau, Philou fait une nouvelle tentative dans une grande bassine sur le pont du cata. L’essai n’est pas complètement concluant mais Philomène est d’accord pour essayer. Notre premier stop se fait en pleine mer et à proximité d’un récif coralien. Tout de bleu vétu, (le grand schtroumf n’a qu’à bien se tenir car Ari pourrait bien le détroner…) nous sautons à la mer, y compris Philo qui ne parvient pas à décrocher ses mains de l’échelle…Première tentative avortée mais la mer était un peu chahutée et même « certains grands » ont eu du mal à se jeter au milieu de l’océan. La découverte est superbe une nouvelle fois, car c’est un véritable feu d’artifice allant du bleu, au jaune, au violet… Nous remontons à bord heureux d’avoir vu toute cette féérie. Après nous être restaurés, escale sur un îlot peuplé d’oiseaux marins qui piaillent au dessus de nos têtes. Seconde tentative pour philomène qui s’est équipée de pieds en cape… Il faut savoir que notre philo n’est pas une petite sirène et a laché le bord de la piscine il y a simplement 1 mois à Port Augusta en se rendant compte qu’avec des flotteurs, elle pouvait nager en toute sécurité. On met donc le masque, le tuba et Philo entre dans une bouée de secours orange… Et là génial, elle réussit à respirer par la bouche et à voir ses premiers poissons. Elle vous racontera ses découvertes, mais sachez que tout est «  extraordinaire » et que « c’est ce que je ferai » « si j’avais pas vu ça, j’aurai pleuré » ou « est-ce que l’on peut faire ça en France »…Voici une expérience inoubliable et le tout avec 15 mètres de fond alors que Philomène pose toutes les 5 minutes la question « est-ce que vous avez pied ? » Retour à bord, souriants et épuisés d’avoir traîné la bouée et son habitante au dessus des flots. Pas d’images en technicolor de ce spectacle, mais pour vous consoler nous avons eu la visite de dauphins et surtout de requins à pointe noire, histoire d’agrémenter nos propos de quelques images…

Commentaire

Merci ! de Claire DUSART - 28-02-11 13:Feb

C'est un plaisir de vous lire et de suivre votre périple. J'ai particulièrement apprécié votre recherche de dinosaure ... Bonne continuation et bises aux filles.

Claire DUSART

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